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le 17/03/2026 par SacreBleu

Fils de Christian et neveu de Thierry, Thomas Omeyer, arrière-gauche et demi-centre du centre de formation du Paris Saint-Germain fait partie des éléments à surveiller avec attention lors du Tiby Handball Val d’Europe. Avec le maillot tricolore, le jeune homme de 19 ans, qui veut écrire sa propre histoire, pourrait être l’une des clefs du succès du collectif français. Ambitieux, il transpire le handball depuis son plus jeune âge après avoir fait toutes ses classes avant d'arriver dans la capitale, à Sélestat. Il découvrira la ProLigue l’an prochain sous le maillot de Cournon. Entretien.

Tu évolues depuis deux saisons au centre de formation du PSG. Qu’est-ce que cela fait, concrètement, de porter les couleurs de l’un des plus grands clubs du monde ?
C’est vrai qu’au début, il y a eu une adaptation à faire pour pouvoir porter ces couleurs dignement. C’est un pur plaisir d’être un joueur du PSG. Quand on joue contre les autres équipes, elles veulent absolument gagner et faire le meilleur match de leur saison alors que nous, on doit simplement rester dans notre cadre et faire ce que l’on sait faire. Cela nous apporte en expérience. Il y a aussi des grands événements autour de nos matchs à l’extérieur, même si nous ne sommes que l’équipe réserve. Au quotidien, c’est simplement un plaisir.
 
Tu évolues en équipe réserve en N1 Fédérale, l’antichambre du handball professionnel. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cela marche plutôt bien pour toi avec des stats plus qu’intéressantes (7e meilleur buteur du championnat). Quel bilan tires-tu pour l’instant de ta saison ?
Je tire pour le moment un bilan plutôt positif. Je suis dans la continuité de la saison dernière où je touchais déjà au haut du classement des meilleurs buteurs. Ce n’est pour autant pas forcément ce que je regarde car il n’y a pas que les buts dans le handball. Dans ma saison actuelle, je suis satisfait même si j’ai encore quelques axes à améliorer mais je suis dans la continuité. Je prends ce que j’ai à prendre en tant que joueur du centre de formation.

Crédit Photo : IconSport - FFHandball

Tu as aussi été amené à disputer un match avec les pros en Liqui Moly StarLigue. Comment s’était passée cette expérience et qu’en retiens-tu pour la suite ? 
Ce que je vis avec l’équipe professionnelle est un vrai rêve de gosse. Quand j’ai su que j’allais faire ce premier match à Chartres, j’ai pu m’entraîner plusieurs jours avec les pros. J’étais bien à l’entraînement, je ne me m’étais pas mis la pression. Lorsque le coach a annoncé la liste et que j’ai su que j’étais convoqué, j’étais heureux. C’est un aboutissement du travail. C’était incroyable. Les gars sont supers, ils t’accueillent très bien et tu n’es pas mis de côté, au contraire tu es vraiment dans l’équipe et tu apportes ce que tu peux sur le banc ou lorsque tu es sur le terrain.

Ton avenir va s’écrire loin de la capitale, à Cournon en ProLigue la saison prochaine. Quels sentiments te prédominent au sujet de cette nouvelle aventure ? La Proligue est une étape pour ton avenir ?
J’ai signé jusqu’en 2028 à Cournon, pour deux saisons. C’est beaucoup d’excitation, j’ai hâte d’y être mais il faut aussi que je finisse le travail que j’ai commencé à Paris pour arriver là-bas dans la meilleure forme possible. Avoir deux années pleines dans un centre de formation est quelque chose de très important pour un joueur. Pour moi, les jeunes joueurs sont obligés de passer par la ProLigue. Aujourd’hui, il y en a très peu qui vont directement en Liqui Moly StarLigue. Ce passage par la ProLigue est important et construit un joueur. Je suis content de pouvoir partir à Cournon et me construire encore plus, dans un niveau supérieur à celui dans lequel je joue actuellement.

Crédit Photo : IconSport - FFHandball

Dans quelques jours, tu vas participer à ton premier Tiby Handball. Qu’est-ce que ce tournoi représente pour toi et quelles seront tes ambitions ?
C’est un tournoi sympa à jouer avec toutes la médiatisation qu’il y a autour et le nombre de téléspectateurs et spectateurs qui seront présents pour nous soutenir. C’est vraiment pas mal, encore plus de pouvoir jouer un tournoi en France. Mes ambitions vont être de continuer à performer dans cette équipe de France U21 et d’être dans la continuité de mon dernier stage. Je veux pouvoir apporter ma pierre à l’édifice.

Porter le maillot tricolore, c’est une véritable fierté quotidienne ?
C’est toujours quelque chose de particulier et quelque chose en plus de pouvoir porter le maillot tricolore. C’est un vrai plaisir. Il y a beaucoup de gens qui pourraient donner beaucoup de choses pour pouvoir porter ce maillot. Je n’avais pas l’occasion de porter le maillot bleu avant, aujourd’hui j’y parviens et je prends ce moment-là. C’est un plaisir au quotidien de savoir que l’on fait partie de cette équipe. C’est un pur kiffe.

Quel est ton avis sur le plateau de cette année (Tunisie, Roumanie, Danemark) et que faudra-t-il mettre en place pour décrocher la victoire finale ?
Il y a deux équipes un peu moins développées handballistiquement cette année avec la Tunisie et la Roumanie. Le Danemark est une très grosse nation. On va voir contre qui on tombe. Pour décrocher cette victoire finale, il va falloir s’envoyer physiquement, être dans la rigueur et dans la précision dans notre jeu. Avec le public, je pense que cela nous aidera aussi à être au rendez-vous.

Tu es le fils de Christian Omeyer et le neveu de Thierry. Être dans le milieu du handball n’a pas dû toujours être simple pour toi ? Aujourd’hui, est-ce que tu as une pression particulière de résultats par rapport à ton nom de famille ? Comment gères-tu cela ?

C’est vrai qu’être le fils de… le neveu de…, en plus quand il y a les deux cas de figure et que c’est la totale, on peut se dire que ce n’est pas facile. Mais dans la vie de tous les jours c’est simplement quelque chose de bénéfique que d’être dans le même milieu que mes prédécesseurs. Pour moi, c’est très simple à vivre. Je n’ai pas de pression particulière de la part de mon entourage et de mes entraîneurs. Ils savent que je suis encore un très jeune joueur. J’ai encore le temps de me construire. J’ai un rôle forcément dans mon équipe mais cela n’à rien à voir avec mon nom de famille. Personnellement, je ne me mets aucune pression.   

Pour finir, sur quoi souhaites-tu t’améliorer et progresser pour devenir un joueur encore plus complet pour les échéances à venir ?

J’aimerai progresser dans les matchs internationaux car j’ai quand même peu d’expérience par rapport à d’autres. Je veux prendre du grade pour pouvoir être au rendez-vous quand il le faut. Je pense que j’ai les qualités, c’est simplement à moi de montrer sur le terrain ce dont je suis capable. 

Propos receuillis par Mickaël Nassieu


Crédit Photo : IconSport - FFHandball

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